We'll probably stop our revolution here. But our evolution will never stop.

We'll probably stop our revolution here. But our evolution will never stop.
Léger moment de calme au milieu d'une tempête sentimentale. Tout ou presque se mélange, et la difficile heure des choix cruciaux arrive inéluctablement. Un peu comme les personnages du guépard, le soleil m'apporte un sentiment étrange, un violent ouragan d'agréable amertume... Une euphorie pleine de cynisme, une élégante insouciance caractéristique d'une dix-huitième année plus mouvementée que toute les précédentes. Un vent de bonne humeur balaie les temporaires chanceux qui ne passent pas d'examens cette année, et cette éphémère chance leur accorde un bonheur vraisemblablement communicatif. Il y a des sourires connus qui nous donnent assez de force pour oser risquer de mettre une jambe en dehors de la couette le vendredi matin vers 6h15. Il y a des sourires inconnus qui donnent la force de penser que la vie vaut la peine d'être vécue. Mais il y a aussi des sourires qui manquent cruellement à l'appel. Il y a même des regards mystérieux , lourds d'incompréhensions, lourds de non-dits, qui brillent par leur absence. Je pense à trois personnes en particulier, dont deux qui se reconnaîtront sans peine... Et parmi ces deux personnes une seule lira sans doute ces quelques lignes. Qu'importe, à vrai dire. Comme dirait l'autre, les temps changent, les gens aussi. Quand on fait le bilan de trois ans de Lycée, on a parfois de sérieux frissons dans le dos. Un nombre plus ou moins incalculable de rencontres, autant de déceptions et d'amitiés perdues, autant de joies quotidiennes et d'amitiés trouvées.. Je commence à tomber dans le discours romantico-dépressif du brun ténébreux qui quitte le Lycée sans regret ou presque... Le presque est important, le presque c'est cette classe qui m'a apporté beaucoup, surtout cette année...

Hasta la proxima mi amor
eso es amor sin dolor
Hasta la vista, mi amor...


Allé, Aldebert =)

C'est certain elle y pense
Avec moi elle peut avoir confiance
Elle ne risque rien
A part un mauvais tour de rein
Je suis un garçon docile
Qu'on attrape en battant des cils
Et qui rougit pour trois fois rien
Pour un sourire en coin

Je suis un "Rémi sans famille"
Un Caliméro sans coquille
J'attends, je cherche à petits pas
Je tends des perches qu'elle ne voit pas
Je suis un garçon facile
Qu'on attrape en tirant sur un fil
Mais qui perd tous ses moyens
Dès qu'on lui prend la main

Je voudrais tourner sept fois ma langue dans sa bouche
Lui dire que c'est la première fois, je suis un saint' nitouche
Je voudrais tourner sept fois ma langue dans sa bouche
Lui dire juste une dernière fois : je suis un saint' nitouche

C'est vrai je dois dire c'est pas commode
De toujours courir après les codes
La voilà qui passe la langue sur ses lèvres
Est-ce un ange, est-ce un rêve ? Suis-je Adam, es-tu Eve ?
Je suis un garçon habile
Qui sans façon se faufile
Qui sait jouer les puritains
Au moment opportun

J'aurais dû tourner sept fois la langue dans ma bouche
Lui dire : "t'es pas la première fille avec laquelle je couche"
J'aurais dû tourner sept fois la langue dans ma bouche
Elle m'a dit : "A la prochaine fois!"... m'a laissé sur la touche

# Posté le vendredi 09 mai 2008 14:19

Modifié le vendredi 09 mai 2008 14:35

Wouhou, whouhouhou

Wouhou, whouhouhou



Alors, Lille, comme était-ce ? Franchement cool =) trois jours avec elles, particulièrement avec elle, trois jours fort sympathiques. On regrettera le manque de convivialité avec les autres groupes de danse. La bouffe aussi, on pourrait en dire deux mots... Mais bon, on va pas faire les rabat-joie, c'était quand même et avant tout trois jours assez cool, et puis de jolies rencontres aussi... Mais c'est finit, et on retourne durement, très durement même, à la réalité... Lille et Lili, deux souvenirs plutôt cool, au final... Et enrichissant, c'est certains !
Et puis un bisous aux danseurs de François 1er, que je reverrai certainement pas, puisque je m'en vais l'année prochaine si tout va bien..

# Posté le mercredi 07 mai 2008 15:58

Modifié le jeudi 08 mai 2008 09:08

Dreaming

Dreaming
To be followed.

Petit moment d'intense inspiration.

"-Il s'agit de constater un décès, vous dis-je !
-C'est bien pour cela que nous sommes ici, n'est-ce pas ?
-J'ose l'espérer. Un transformateur, et quoi d'autre, vous prie-je ? Une émeute, pendant que nous y sommes ? Le monde ne tourne pas rond, mon cher. C'est bien le moins que nous puissions dire.
-Ici, ils sont tous pareils. Ils courent vite mais réfléchissent peu.
-Allons, ménagez les donc.
-Comment ? Pourquoi diable les ménagerais-je ? Nous n'avons de cesse de leur tendre la main, ils voudront un jour le bras, puis le reste du corps ! Des cannibales, voila ce qu'ils sont. Des cannibales ! L'homme n'est plus un loup pour l'homme, la rac...
l'autre, l'interrompant.
-Enfin, retenez vous donc ! Je suis bien d'accord avec vous, mais vous êtes dans l'exercice de vos fonctions, dois-je vous le rappeler ? Et je suis votre supérieur !
-Supérieur, supérieur, je vous en donnerai moi, des supérieurs. La France n'est plus ce qu'elle était, voilà ce que j'en dis, moi. Pour en revenir à mon propos... C'est parce qu'on les ménage qu'ils font ce qu'ils font ! Osez donc être aimable avec eux, ils vous crieront que l'État les délaisse, qu'on fait pas attention à eux. Ils diront que l'éducation nationale les rejette, qu'ils sont tous entassés dans des sections sans issues. A croire que c'est pas de leur faute ! On pourrait presque penser que c'est l'État qui crée l'inégalité ! Tant de sornettes, de mensonges... Ils se foutent de nous, voilà tout. On leur donne la main, ils veulent le bras. Vous voulez la connaître la vérité : il faudrait les mettre dehors, ou mieux encore, les empêcher de rentrer chez nous. C'est dans les gènes tout ça, j'y peux rien moi si ils sont mauvais à l'école. Le chômage ils l'ont crée de toutes pièces, et ils osent encore réclamer le RMI ! Alors qu'ils ont à leur entière disposition des logements sociaux, alors qu'ils roulent en BM... L'injustice, ils aiment la clamer, mais nous alors ? "



Je tiens à remercier les deux fachos qui discutaient devant moi dans le bus. Comme quoi, l'inspiration vient parfois du plus bas degrés d'intelligence.
"Se révolter ou s'adapter, il n'y a guère d'autre choix dans la vie."

"Il n'y a que deux attitudes : se résigner ou se révolter. Toutes deux exigent la même liberté et la même lucidité. Malheureusement, nos révoltés sont encore et toujours beaucoup trop résignés, et nos résignés beaucoup trop révoltés."

Citations trouvés je ne sais plus où, elles trainaient au fond de mon ordinateur...
Et ma révolte, quelle est-elle ? Elle n'est qu' ironie et cynisme. Mais c'est déjà ça.

# Posté le lundi 28 avril 2008 13:03

Modifié le jeudi 01 mai 2008 09:08

What the hell am I doing here ?

What the hell am I doing here ?
I don't belong here...

[Tendresse. Tendresse ? Tendresse ! Tendresse... Tendresse, tendresse. ]

Une main dans la mienne, une autre autour de ma taille. Enlace moi vite, le temps presse...


Enfin une suite logique. Cf picture. My revolution has just begun.


Et puis finalement, les choses suivent leur cours. Bien sûr, je suis pommé, qui ne l'est pas ? Bien sûr j'suis dans l'unique attente d'un coup de fil et d'un mail, qui donc ne l'a jamais été ? "With a taste of your lips I'm on a ride" Muhahahahaha.
Ouais, j'ai les cheveux cours ( en comparaison à ma chevelure passée, bien entendu. ). Ouais, jsuis content du résultat. Et puis c'est l'été bientôt, nan ? ( l'optimisme, c'est pas mon truc. ) J'ai comme un goût amer dans la bouche, du sable dans les yeux, et la désagréable impression de "naviguer à vue" comme le disait un philosophe qui enseigne en terminale Littéraire au Lycée Gustave Flaubert... What about the rest ? Ma foi pas grand chose. Et le reste, il vogue et divague souvent. Trop souvent, sûrement. Et j'suis assez loin d'être innocent dans l'histoire. "Un choix est forcément mauvais". Et bien qu'à cela ne tienne, j'affronterai l'adage pessimiste en choisissant la moins mauvaises possibilité... A savoir l'attente passive et l'espoir latent... Hahaha, voici les quelques mots d'un ex-chevelu un peu perdu dans le torrent un poil pathétique de sa pauvre vie sentimentale, un vendredi 25 avril à 19heures.



Et pour finir, une pointe d'utopie... Bad Load, Lyricson, of course..

We don't get necessity and wisdom ability to strike us twice mi come and get louda
Ruffa dem a call us fi more faya
And just in a wiseness way to escape the badman corna'
Ghetto youth a bill dem broad
Oh jah jah yes we see this is a long road
Ina di badman make along with dem vicious load
But a macka men know ****** affi reach dem goal
So let the badman sing deep in dem evil complot
Obbah oh me try to recognize this long road
Me see my people dying from this Babylon load
For Ethiopian children gona leave di throne
From day one demonly race fi di mightyla god

Even don't this is a bad load, bad load
This is a bad load so rasta youth don't need to change their goal

Bad load, bad load, bad load
Mafia don't give we no bomb
Mi tell you say
Bad load, bad load, bad load
Your propaganda can't change now we rule
Bad load, bad load, bad load
Mafia don't give we no more bomb

We know di words, worst more dem gold
But them and I shine in my times worst more and diamonds
Fi *********************** for di radical solution
So jah jah help me, pray go and saw
Help me bring down the batty nation
Eradicate the reign of da heathen kingdom
Build with da youth a happy nation
Spread love for di poor ******* fi di bone
It was a squit
Macka marijuana to illegal promotion
********************** and start a revolution
Obtain from di ********** of Bill Clinton
The rasta culture even don't,even don't

It's a bad load, bad load
This is a bad load so radta youth don't neeed to change their goal
Bad load, bad load, bad load
Mafia don't give we no bomb
Mi tell you say
Bad load, bad load, bad load
Your propaganda can't change now we rule
Bad load, bad load, bad load
Mafia don't give we no more bomb

Badmen dem a rule my town
No jah give me a mission
Bring down the heathen kingdom and di batty nation a lat once
E ya and help me escape the false filly charm
Then da promote children prostituion
Over come that shaggy operation
Send by heathen to bring my people down
Oh jah save my people from di constitution
Tend to promote without application
To put a smend, put a smend I greef
The government trick we and put us
Even don't even don't

This is a bad load, bad load
This is a bad load so rasta youth don't need to change their goal
Bad load, bad load, bad load
Mafia don' t give we no bomb

Oh jah jah yes we see this is a long road
And the badmen make along a with dem vicious load
But the macka men know ***** affi reach dem goal
So let the badman sing deep in dem evil complot
Obbah oh me try to recognize this long road
Me see my people dying from this Babylon load
For Ethiopia children gona leave di throne
From day one demonly race fi di mightyla god

Even don't this is a bad load, bad load
This is a bad load so rasta youth don't need to change their goal
Bad load, bad load, bad load
Mafia don't give we no bomb
Me tell you say
Bad load, bad load, bad load
Your propaganda can't change now we rule

# Posté le mardi 22 avril 2008 14:33

Modifié le vendredi 25 avril 2008 13:07

"J'ai écrit une petite annonce, un mois déjà, pas de réponse..."

"J'ai écrit une petite annonce, un mois déjà, pas de réponse..."
Don't forget, ya sweetheart, that an eye for an eye makes the whole world blind. You're getting old enough to understand, you're turning blind... Don't make me wanna forget ya...



[ Aimé Césaire est mort. Il nous a certes fait souffrir l'année dernière avec son Kaïlcédra royal, mais la littérature vient de perdre un des auteurs les plus engagés de tous les temps... Au revoir Monsieur Césaire, je m'en vais relire Le cahier d'un retour au pays natal... ]



VIDEZ VOUS, CHERS POUMONS, VIDEZ L'AIR. Ecorche toi, belle gorge, que ce cri qui sommeille depuis trop longtemps sorte enfin, il est grand temps. Rongé depuis trop longtemps par cette maudite solitude, je sombre lentement dans la folie, et de mes yeux sortent les souvenirs que trop longtemps j'ai chéris. Je ne voulais pas écrire, mais je ne peux rien y faire. Combien aurais-je aimé ne pas l'allumer cette cigarette, après le repas, mais c'est plus fort que moi. J'aurais aussi aimé rester avec elle, je ne voulais pas rentrer. JE NE VOULAIS PAS RENTRER. Et quoi d'autre finalement ? Rien qu'un faible coup de vent contre l'arbre à peine fleuri de mes tristes rêveries, à peine de quoi faire bruire ses feuilles. Je ne maîtrise rien, là est sans doute le problème. Ca n'a aucun sens, AUCUN. Et c'est là pourtant que je trouve un semblant de réconfort, dans un ensemble de mots, liés par l'esthétique douteuse, car subjective. Riez donc de moi, qu'attendez vous ! Moquez vous de moi, jugez moi. Parlez moi, la pire des insultes me sera douce, j'en suis sûr. Sortez moi de ma torpeur, trop longtemps ai-je attendu, espérerais-je qu'il ne soit pas trop tard ? Danse, toi qui m'appartiens. A tes mouvements se liera ton destin.


Pix : TOOOOOOOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII ma viet' préférée, et puis d'autres choses encore...

# Posté le mercredi 16 avril 2008 04:18

Modifié le lundi 21 avril 2008 13:56